Lundi, j’ai eu l’occasion d’aller avec quelques acolytes dans les Dombes. Une fois arrivés sur place, nous nous sommes séparés afin de ne pas effrayer la faune en arrivant en bande. Voilà une sélection de mes clichés de cette journée nature. Avant les images, voilà  ce que nous dit Wiki concernant les multiples étangs des Dombes.

“Les étangs, très nombreux (plus de mille), sont d’origine humaine. Ils ont été creusés - principalement par les moines, en mettant à profit les dépôts d’argile morainiques. En particulier, leur profil est maîtrisé et déterminé par le type de pêche. A la différence des étangs du Forez, au fond plat, les étangs de la Dombes présentent une très légère pente, permettant à l’eau de s’écouler lentement et régulièrement vers l’émissaire (dénommé « thou ») lors de leur vidange à l’occasion de la pêche.”

Les meubles donnés ou jetés, les derniers coups de chiffon donnés, les clefs rendues, nous voilà parti pour cet interminable voyage. Interminable mais pourtant maintenant terminé et bien derrière, ayant atterri Mercredi dernier à 11h25. J’ai depuis passé quelques jours à Paris et dans la maison de campagne familiale, je ne rentrerai à Lyon que Mercredi. A Paris, je suis allé voir la remise du Prix Pictet de photographie, en compagnie de Kofi Annan et de Yann Arthus Bertrand, c’était marrant car nous ne devions pas être beaucoup plus de 150 ou 200. Kofi était suivi d’une petite cour mais Yann était tranquille. Bref. Le passage à la maison de campagne à été l’occasion de se reposer et de se remettre à manger des aliments (…). Raclette, Galette, Pain, Saucisson, Fromage en tout genre, Charcuterie, que de choses saines donc pour nous autre les Français. J’ai sorti l’appareil à deux ou trois reprises, mais la pluie incéssante me disuadait vite de persister. Voici trois photos.

Soit 2891km, c’est ce que nous venons de faire durant notre tour en Californie du Nord. Nous sommes affreux, sales et méchants, mais vraiment heureux de ce que nous avons vu. La Californie du Nord est vraiment sauvage et “paysane”. Fini les pancartes et drapeaux “OBAMA BIDEN”, nous avons enfin vu le contraire, de grosses pancartes “McCAIN / PALIN”. Durant ce voyage, nous sommes passés par certaines petites villes déprimantes (la fameuse botte de foin qui passe emportée par les vents au milieu d’une rue déserte) ou tout le monde se retourne sur vous quand on entre dans le supermarché. Une expérience enrichissante ! :-)

  • Nous avons commencé notre périple par le Lassen National Park, un parc Volcanique actif. Nous avons passé ici un incroyable moment dans les sources chaudes et les fumerolles. On se serait vraiment cru parfois sur une autre planète.
  • 2 jours plus tard nous avons mis le cap sur TuleLake et plus globalement le Klamath Basin WildLife Area. Il s’agit ici d’un ensemble de réserves d’oiseaux géographiquement proches situé entre la Californie et l’Oregon. La réserve de TuleLake est connue pour abriter la plus grandes communauté de Pygargues à têtes blanches (symbole des US) des USA (après l’Alaska). La haute saison pour les pygargues étant février, nous n’en avons malheureusement pas vu mais nous avons par contre vu des buses, faucons, aigrettes, pélicans blancs, hérons gris et des coyotes. Tout cela avec en fond le Mont Shasta (3000m), le second plus haut de Californie.
  • Nous avons ensuite enchaîné sur Crater Lake, un lac à 2100m d’altitude, situé dans un cuvette d’un ancien volcan. Ce lac est le plus profond des USA, avec 567m de profondeur ! Notons que ce parc ne se trouve pas en Californie mais au Sud de l’Oregon.
  • Nous avons ensuite rejoint la côte et sommes allés au Humbolt WildLife refuge puis au Humbolt Sequoia Park afin de voir les plus grand arbres de la planètes. Nous sommes donc passé voir le “Founder”, un des arbres les plus hauts, plus de 100 mètres de haut (2ieme étage de la tour Eifel) !
  • Après cela, nous sommes redescendu jusqu’au Nord de San Francisco pour passer quelques jours dans la réserve de Point Reyes. Ici, nous avons vu quelques belles buses, des wapitis, un hibou grand duc, des milans et encore un coyote.

Pendant ce trip sauvage, nous avons passé la moitié des nuits en Motel, et l’autre moitié en tente. Dormir dehors par des températures très négatives est une expérience ! Même avec 3 pulls + blouson + bonnet + sac de couchage, le froid passe et réveille pendant la nuit. Il est également passionnant d’écouter les bruits de la réserve pendant la nuit. Nous avons eu une drôle d’expérience avec une meute de loups passant pas très loin. Un hurlement de loups dans une réserve lors d’un nuit passée en tente est une expérience poignante ! :-)

Je vous laisse avec quelques photos d’Aurélie et de moi même prise durant ce voyage.

Cela faisait trop longtemps que je repoussais la création de cette carte de visite. J’ai donc décidé il y a quelques jours de prendre mon clavier dans une main et mon Photoshop dans l’autre afin de mettre au point une carte de visite photo. Le but de cette carte de visite est de :

  • Me permettre de présenter mon travail photographique de façon plus pro.
  • Au lieu de donner oralement l’adresse de mon site web, je laisse une carte, et donc une trace.
  • Aborder des gens dans la rue pour des portraits plus facilement.
  • Lors de manifestation (gala, salon, séminaire…), je peux distribuer facilement l’adresse de mon site web.
  • Faire le malin bien sur…

En ce qui concerne la carte elle même, les points les plus importants pour moi étaient, dans l’ordre :

  • Une chose avant tout, des images. J’ai trop vu de carte de visite de photographe sans photos. La mienne comporte 4 photos et permet tout de suite de rendre compte de la qualité et de l’hétérogénéité des images (Architecture, Nature, Portrait, Animal).
  • LISIBLE. Si l’adresse du site web ou l’adresse email est illisible ou même un peu difficile, c’est la catastrophe.
  • Sobre et classe. Pas de blabla inutile.
  • Donner envie d’en voir plus (un peu lié au point 1).

J’ai fait imprimé 1000 de ces petites cartes pour environ 50$ sur le site overnightprint, et je suis plutôt content du résultat! :)

Petite vidéo de départ de Richard. Nous venons de vendre la quasi-totalité des meubles, et nous festoyons pour la derniere fois dans notre appartement a 122 East Creek Drive, Menlo Park !

Le secret le mieux gardé de la Californie réside dans cette vaste et peu populeuse région, hautement historique, et d’un incroyable beauté naturelle. Ce luxuriant territoire renferme une nature quasi vierge. S’étalant de Redding jusqu’en Oregon, et de la chaine cotiere jusqu’en Nevada, l’Extreme Nord englobe une large bande de la Californie. Bien que n’étant pas “si grand que ça”, c’est à dire un peu moins grand que la France, la Californie change énormément du Nord au Sud. Prenons une journée comme aujoud’hui par exemple, il fait actuallement assez chaud l’après midi, dans les 25 degrés, et dans le Nord, c’est plutôt 0 voir négatif. San Francisco se trouve au Milieu de la Californie. Le Nord de San Francisco marque donc le début de la Californie du Nord qui est une immense zone sauvage. Les touristes allant dans un premier temps dans le Sud et n’ayant bien souvent pas de “deuxième temps”, personne ne visite les parcs nationaux du Nord. Ils sont pourtant extra-ordinaires. Nous avons donc décidé de partir en trip Photographique Nature du lundi 20 au Dimanche 26 Octobre prochain dans cette immensité sauvage qu’est la Californie du Nord. Nous venons d’acheter de quoi tenir le coup niveau température en s’achetant chacun un blouson Marmot, de la vraie grande qualité. Nous allons aussi devoir louer une voiture car la notre risquerait de nous lacher en plein désert humain. Enfin une semaine de vacances !! ça fait 6 mois que j’attends ça. Loin de la Silicon, du boulot, de la civilisation, dans un endroit où il y a plus de chance de se faire manger par un Puma que renverser par une voiture !

Suite aux intéressantes réponses que j’ai eu sur le sujet “To Get the Shot”, voilà la partie 2 qui s’intéressera à “Comment photographier un monument surphotographié ?”. Je devrais peut être plutôt parler de monument tout court tant tous les monuments sont maintenant surphotographiés. A l’heure du tout numérique, nous n’avons jamais autant pris de photo. Tout le monde revient de vacances avec 700 photos et les disques durs de la planète entière sont blindés de photos que personne ne regardera jamais. Sans avoir la prétention de prétendre avoir la solution à ça (on pourra y réfléchir dans un prochain post), voilà quelques petites idées en matière de photographie de monument :

  • Se rendre sur les lieux en dehors des heures de foules. Le plus souvent cela veut dire très tôt le matin ou tard le soir. Les avantages du matin tôt sont multiples : couleurs de l’aube magnifiques et originales, moins de monde et moins de poussière en suspension.
  • Ne pas hésiter à être original. Si vous voyez quelqu’un se mettre dans une position ridicule pour faire une photo (comme à 2cm du sol ou debout sur une chaise) c’est qu’il fait probablement une belle photo.
  • Avoir une petite idée de la photo peut beaucoup aider. Ca peut être une photo que vous avez vu mais qui n’était pas parfaite à votre goût ou une partie d’une photo (et du monument donc) que vous voudriez approfondir.
  • Prendre son trépied. Même en plein jours le trépied est indispensable, pour pouvoir prendre la même photo à différente exposition par exemple (bracketing).
  • Éviter le 50% ciel 50% sol comme la peste.
  • Ne pas négliger le premier plan.
  • Chercher la petite touche original dans l’image.

En respectant ces points, il y a peu de chance pour que le cliché ne soit pas intéressant ! Bonne chance !

Cette nuit il a plu.  Ca peut paraitre pas grand chose pour vous autre Français mais ici c’est une petite révolution. Je n’avais JAMAIS vu de pluie depuis mon arrivée, le 21 Avril dernier. Je revis donc cette ambiance, ces odeurs, cette petite fraicheur dans l’air et c’est un vrai grand plaisir. Il faut dire que tout commençait à mourir à petit feu ici, cette pluie a été pour la nature comme sortir la tête de l’eau après une apnée trop longue. Aujourd’hui est aussi et surtout l’anniversaire d’Aurélie. Nous allons faire les gros Américains dans un centre commercial avec au programme pour Aurélie chaussures de marche/manteau (en prévision de notre escapade Nature dans le Nord fin Octobre) puis nous irons manger à San Francisco dans un restaurant surprise. Ah j’y pense, je devrais être de retour sur le sol Français le 29 Octobre. A bientôt !

Force est de constater que faire une photo prend du temps. Quand il s’agit de matérialiser dans le capteur une idée que l’on a précisément dans la tête, le temps demandé pour réaliser la photo devient énorme. Je ne pense pas être loin de la vérité en disant environ 4 heures, soit une demi journée. Parmi les étapes les plus importantes, on peut lister :

  • Avoir l’idée de l’image : cela peut venir d’une infinité de choses. Il y a bien sur les photos que l’on voit et qui nous marquent, mais aussi les endroits qui nous plaisent, une couleur, un film, une musique, l’inspiration est partout…mais ce n’est pas un scoop.
  • Réfléchir à comment la matérialiser : a quelle heure dois-je me rendre sur les lieux ? est-ce nécessaire de repérer ? comment s’y rendre ? comment atteindre le spot ? papiers/autorisations nécessaires ?
  • S’y rendre : pas facile de trouver le temps d’une part (heureusement je n’ai pas de mioches :-)) et pas toujours facile de se rendre sur les lieux d’autre part (voir plus bas pour un exemple).
  • Faire la photo : Avoir le bon matériel, trouver le bon angle, et espérer que quelque chose se passe dans le viseur.

Pour illustrer ce propos, prenons la dernière mission photo que j’ai faite, le “Golden Gate Bridge” (ci-dessus, cliquez dessus pour agrandir l’image). Je voulais faire cette photo car j’avais vu certains clichés d’un angle différent de d’habitude et qui permettait de voir le Golden Bridge et la Skyline de San Francisco en fond. Pour l’heure à laquelle s’y rendre, je voulais le coucher du soleil, soit entre 19h20 et 19h50 ici. Le problème majeur pour cette photo a été de se rendre sur les lieux. J’ai pris cette photo sur l’île de Treasure Island qui se trouve au milieu du pont Bay Bridge. Une fois sur cette île (passons les embouteillage), aucun moyen de trouver l’endroit. Il a fallu se garer devant un portail donnant sur un batiment du gouvernement (mise en fourrière garantie) et ensuite marcher le long de l’autoroute pour atteindre le Graal. La photo a pris ensuite environ une heure car il fallait que j’attende LE bon moment (couleurs). La morale de cette histoire est qu’une bonne image coûte, qu’on ne le veuille ou non. Il faut beaucoup s’investir pour avoir quelque chose d’original dans ce monde sur-photographié.

Tony Starck à l'ouvrage

Spiderman, Hulk, Iron Man, Batman, Superman, Daredevil, Spawn, The fantastic 4, X-men, Hollywood ne compte plus ses adaptations des classiques de chez MARVEL. Jusqu’à présent distribués par des studios différents, les films seront maintenant exclusivement produit et distribué par la Paramount qui a signé un accord pour 10 prochains films avec MARVEL. On va donc faire les fonds de tiroirs chez MARVEL et enchainer les suites (déjà 3 Spider Man…). A partir de maintenant, nous devrions avoir un films MARVEL tous les 6 mois avoisinant un budget de 170 Millions de dollar, ce qui est énorme. D’un point de vue artistique, ce poids financier ne devrait pas laisser beaucoup de place à l’originalité ou à la prise de risque, il y a donc fort à parier que ces adaptions soient calibrés tout public et peu passionnantes. A ce propos je viens de voir “Iron Man” de Jon Favreau avec Robert Downey Jr. J’avais entendu de bonnes choses sur le film, mais je dois avouer que j’ai été bien déçu. Je m’attendais à un peu moins de caricature :

  • Le méchant Arabe pas beau qui se fait entuber en 2 secondes et qui ne couvre pas sa plaie pour paraitre plus méchant.
  • Le héros qui se rend compte qu’il “n’a rien” car il n’a pas fondé de famille. Il va donc répandre la bonne parole et dorénavant “faire le bien” car les armes c’est pas bien.
  • Le gentil qui tombe amoureux de sa gentille secrétaire alors qu’il ne l’a jamais regardée depuis des années.

C’est toujours térriblement décevant de voir ça car le projet est toujours exitant à la base. Un scénario d’Iron Man écrit par Andrew Niccol (”Lord of War“) aurait pu être passionnant. Hollywood est impressionnant de talent pour transformer un personnage passionnant sur le papier en un individu sans aucun intérêt. Cet Iron Man (Tony Starck dans le film) est un personnage (sur le papier) passionnant, pourquoi ne pas creuser un peu ? pourquoi ne pas lui donner plus de profondeur ? Robert Downer Jr en avait les épaules. Certes un Iron Man n’a pas la noirceur d’un Batman, mais ce n’est pas une excuse, loin de là. Je viens aussi de voir le dernier Hulk de notre ami Leterrier (cocorico), mais je n’en parlerai même pas ici, méga déception. La seule bonne surprise concerne le dernier Batman. Je m’attendais à la même déception que “Batman Begins“, mais j’avoue avoir été bien étonné par l’ampleur et le souffle de “The Dark Knight“, que je vous conseille donc si ce genre de film vous intéresse.

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