This is a photographic project I have been working on this month with Aurélie. What I wanted to do was to tell a story in 10 pictures. This first story called “The Talisman” is about this last look or contact we would like to have with the people we lost. We would all give almost everything for 1 minute. 1 minute not necessarily to speak, just to be there for a conscious and full or meaning farewell. To see the pictures, please click here or go to my online gallery.
Comme je l’avais fait avec Claude Chabrol, voici une petite réflexion sur le travail d’une artiste. Cette fois ci je m’intéresse au cinéma de Jane Campion, la réalisatrice Neo-zélandaise. A 54 ans, Campion a réalisé 7 longs métrages ainsi que quelques courts (en début de carrière). Son premier long, Sweetie, date de 1989, ce qui fait en gros un film tous les 2 ans 1/2 ce qui est relativement peu. Le cinéma de Campion est un cinéma passionnant pour beaucoup de raisons. “Femme” et “Ambitieux” sont les premiers mots qui me viennent à l’esprit quand je pense à Jane Campion et à son cinéma.
“Femme” car les films de Campion s’intéressent toujours à des personnages féminins. Une femme malade dans Sweetie, une femme artiste dans Un Ange à ma Table, une femme déracinée et amoureuse dans La Leçon de Piano ou encore une femme envoutée dans Holy Smoke. Ces personnages de femmes à la fois faibles et fortes sont dépeintes tout en finesse par Campion qui semble explorer l’âme humaine de plus en plus profondément film après film. Le mot féministe aurait été péjoratif et réducteur pour décrire le travail de Campion car celle-ci ne s’abaisse jamais à essayer de revaloriser le rôle de la femme ou de dresser un tableau doré de la gente féminine mais essaie de nous faire comprendre la psychologie de ces femmes, leurs peurs, leur timidité, leurs sentiments amoureux ou leur courage. Campion dressent certainement avec Un Ange à ma table et La Leçon de Piano, deux des plus grands portraits de femme de l’histoire du cinéma.
“Ambitieux” car dés le départ, Campion ne prend pas un chemin facile. Son premier film Sweetie n’est pas un film facilement abordable. La critique se montre plus que partagée lors de la projection Cannoise de 1989. Campion utilise des cadrages lunaires, une photo hyper contrastée et signe un scénario avec son acolyte scénaristique Gerard Lee très dur (famille englué dans la folie d’une des sœurs). Son deuxième long métrage, Un Ange à ma table, sera la confirmation d’un talent. Le portrait de Janet Frame, écrivaine Neo-Zélandaise, est maitrisé du début à la fin. Ce film lui donne la notoriété nécessaire pour entamer l’œuvre qui aboutira à la consécration de l’artiste, La Leçon de Piano. Film palme d’or à Cannes 1993. Campion est alors la première femme à décrocher ce trophée et entre donc dans la légende. Aujourd’hui, presque 10 ans après Holy Smoke, Jane n’a réalisé que In the cut, un thriller érotique de 2003 qui n’a pas vraiment retenu l’attention. A quand la retour de Jane donc ? peut être en 2009 avec son nouveau film Bright Star, un drame consacré à l’histoire d’amour entre le poète John Keats (1795-1821), figure de proue de l’école romantique anglaise, et Fanny Brawne.
Il y a quelques semaines, je saluais la sortie du CANON EOS 5D MARK II, le premier reflex doué de vidéo HD de chez Canon. Ce reflex étant maintenant sorti, c’est avec le plus grand plaisir que les DP (Director of Photography) et Director (Réalisateur, traduction pour comprendre la vidéo ci dessous) se ruent sur la bête pour la tester. Dans cette vidéo, un DP a travaillé avec toutes les caméras HD/reflex vidéo du moment sur une même scène afin de faire une comparaison la plus honnête possible. On commence par du film 35mm et on fini avec le CANON 5D MII en passant par la RED, la HVX 200 et j’en passe, un vrai régal.
Zacuto, a video accessory maker and reseller, has posted an interesting comparison video showing the same scene recorded with the Canon EOS 5D Mark II, Nikon D90, various other HD-capable video cameras plus 35mm motion picture film. The comparison itself it somewhere like in the middle of the video. Please don’t hesitate to set the video to fullscreen !
Maintenant une vidéo promotionnelle nous montrant quelques kits possibles.
Spiderman, Hulk, Iron Man, Batman, Superman, Daredevil, Spawn, The fantastic 4, X-men, Hollywood ne compte plus ses adaptations des classiques de chez MARVEL. Jusqu’à présent distribués par des studios différents, les films seront maintenant exclusivement produit et distribué par la Paramount qui a signé un accord pour 10 prochains films avec MARVEL. On va donc faire les fonds de tiroirs chez MARVEL et enchainer les suites (déjà 3 Spider Man…). A partir de maintenant, nous devrions avoir un films MARVEL tous les 6 mois avoisinant un budget de 170 Millions de dollar, ce qui est énorme. D’un point de vue artistique, ce poids financier ne devrait pas laisser beaucoup de place à l’originalité ou à la prise de risque, il y a donc fort à parier que ces adaptions soient calibrés tout public et peu passionnantes. A ce propos je viens de voir “Iron Man” de Jon Favreau avec Robert Downey Jr. J’avais entendu de bonnes choses sur le film, mais je dois avouer que j’ai été bien déçu. Je m’attendais à un peu moins de caricature :
Le méchant Arabe pas beau qui se fait entuber en 2 secondes et qui ne couvre pas sa plaie pour paraitre plus méchant.
Le héros qui se rend compte qu’il “n’a rien” car il n’a pas fondé de famille. Il va donc répandre la bonne parole et dorénavant “faire le bien” car les armes c’est pas bien.
Le gentil qui tombe amoureux de sa gentille secrétaire alors qu’il ne l’a jamais regardée depuis des années.
C’est toujours térriblement décevant de voir ça car le projet est toujours exitant à la base. Un scénario d’Iron Man écrit par Andrew Niccol (“Lord of War“) aurait pu être passionnant. Hollywood est impressionnant de talent pour transformer un personnage passionnant sur le papier en un individu sans aucun intérêt. Cet Iron Man (Tony Starck dans le film) est un personnage (sur le papier) passionnant, pourquoi ne pas creuser un peu ? pourquoi ne pas lui donner plus de profondeur ? Robert Downer Jr en avait les épaules. Certes un Iron Man n’a pas la noirceur d’un Batman, mais ce n’est pas une excuse, loin de là. Je viens aussi de voir le dernier Hulk de notre ami Leterrier (cocorico), mais je n’en parlerai même pas ici, méga déception. La seule bonne surprise concerne le dernier Batman. Je m’attendais à la même déception que “Batman Begins“, mais j’avoue avoir été bien étonné par l’ampleur et le souffle de “The Dark Knight“, que je vous conseille donc si ce genre de film vous intéresse.
Quoi de mieux pour découvrir un réalisateur que de passer une semaine avec lui au travers de ses films ?. Je ne connaissais en effet que très peu Chabrol avant de commencer cette semaine. J’avais bien lu son petit essai très sympathique “Comment faire un film” qui m’avait été gentiment offert par mon paternel (merci au passage) et je connaissais le personnage, son passé aux cahiers et son humour, mais pas son cinéma. Ces quelques jours ont donc été l’occasion de remédier (partiellement) à tout ça. J’ai en effet eu l’occasion de regarder les films suivants :
“Les Bonnes femmes”, 1960.
“La ligne de démarcation”, 1966.
“Les biches”, 1968.
“La femme infidèle”, 1968.
“Les innocents aux mains sales”, 1975.
“Une affaire de femmes”, 1988.
“Merci pour le chocolat”, 2000.
“La fille coupée en deux”, 2008.
Chabrol débarque aux Cahiers du cinéma en 1953 (23 ans), quelques mois après Rivette et Truffaut et mène dès le début une croisade pour la Politique des Auteurs. Après un mariage avec une jeune héritière (Agnès
pour les intimes…), il produit un court de Rivette et se lance l’année d’après dans sa premiere réalisation, “Le beau Serge“, avec Jean-Claude Brialy. Succès commercial, Chabrol est lancé. 57 films plus tard, il est l’un des realisateurs les plus prolifique de sa génération. Les 8 films de cette semaine ne me permettent pas de très bien connaitre le realisateur mais ils sont une bonne introduction au monde de Chabrol et me permettent surtout d’assister à l’évolution de son cinéma à travers le temps, de 1960 à 2008. Le cinéma de Chabrol est un cinéma de personnage, de lenteur délibérée et de théme comme la bétise, la bourgoisie, les relations de femmes. Découvrir un réalisateur, c’est aussi découvrir une équipe, que ce soit Claude Zidi à la Camera ou Stéphane Audran, Isabelle Huppert, Henri Attal, Jean Louis Trintignant et Jean Yanne devant la caméra, Chabrol, comme bien d’autres, aime s’entourer de personnes qu’il connait et qu’il apprécie (comme le confirme son livre d’ailleurs). Chabrol est très friant de suspense, comme le montre “La femme infèle” ou “Les innoncents aux mains sales“, ce qui lui vaut le surnom de “Hitchcock Français”. Il est vrai qu’une fois lancé dans “Les innoncents aux mains sales“, il est difficile de s’arreter avant la fin. Le cinéma de Chabrol est aussi un cinéma qui prend son temps, ou la lenteur du récit est essentielle. Les habitués de montages et de rebondissements survoltés seront donc déçu mais apprendront peut-etre à apprécier ce genre de cinéma !
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